ExamenCourtierHypothécaire

🏢 Dirigeant responsable, cabinet et représentant autonome

Trois formes d'exercice

Le représentant en courtage hypothécaire agit soit pour un cabinet inscrit auprès de l'Autorité, soit comme représentant autonome, soit par l'intermédiaire d'une société autonome dont il est le seul actionnaire ou associé habilité. Le choix de la forme change l'inscription, les obligations de gouvernance, l'assurance de responsabilité et la personne qui répond des manquements.

Le dirigeant responsable

Le cabinet désigne auprès de l'Autorité un dirigeant responsable, dont le rôle n'est pas honorifique : il veille au respect de la loi et des règlements par le cabinet, ses représentants et ses employés, et c'est lui que l'Autorité interpelle en premier. L'examen 16-117 vise précisément cette fonction, ainsi que celles d'associé responsable et de représentant autonome ; il se prépare en autoformation à partir du guide F-117, sans formation préalable obligatoire.

La supervision et la conformité

Le dirigeant responsable met en place et documente les politiques de conformité : supervision des représentants, traitement des plaintes et registre correspondant, protection des renseignements personnels, lutte contre le blanchiment, contrôle de la publicité, gestion des conflits d'intérêts, formation continue et suivi des certificats. La délégation d'une tâche n'emporte jamais délégation de la responsabilité.

Les contrôles de l'Autorité

L'Autorité inspecte les cabinets et les représentants autonomes, enquête, peut assortir une inscription de conditions, la suspendre ou la révoquer, et saisir le Tribunal administratif des marchés financiers. S'y ajoutent l'assurance de responsabilité professionnelle exigée, la contribution au Fonds d'indemnisation des services financiers et l'obligation d'informer l'Autorité des changements qui touchent l'inscription.

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Questions d'exemple (35)

1. Quelles formes d'exercice s'offrent au représentant en courtage hypothécaire ?

  1. Agir pour un cabinet ou pour un prêteur institutionnel, sans autre possibilité
  2. Agir pour un cabinet, comme représentant autonome ou par une société autonome
  3. Agir uniquement pour un cabinet inscrit auprès de l'Autorité
  4. Agir uniquement à son compte, le cabinet étant réservé à l'assurance

Le Règlement relatif à l'inscription d'un cabinet, d'un représentant autonome et d'une société autonome organise ces trois formes. Le guide F-117 publié par l'Autorité des marchés financiers en détaille les conséquences.

2. Qu'est-ce qui distingue le représentant autonome du représentant rattaché à un cabinet ?

  1. Il exerce pour son propre compte et fait l'objet d'une inscription distincte
  2. Il détient un certificat d'une catégorie différente de celle des autres représentants
  3. Il n'est soumis à aucune obligation de formation continue
  4. Il peut exercer sans assurance de responsabilité professionnelle

Le Règlement relatif à l'inscription d'un cabinet, d'un représentant autonome et d'une société autonome soumet l'exercice pour son propre compte à une inscription. Le certificat, lui, demeure celui de la discipline visée.

3. Qu'est-ce qu'une société autonome ?

  1. La société par laquelle un représentant autonome exerce ses activités
  2. Une société détenue conjointement par plusieurs cabinets inscrits
  3. Une filiale d'un prêteur institutionnel distribuant ses propres produits
  4. Une société de gestion détenant les immeubles d'un cabinet

Le Règlement relatif à l'inscription d'un cabinet, d'un représentant autonome et d'une société autonome vise la structure d'un seul représentant certifié. Elle n'a rien à voir avec une société de gestion ni avec une filiale de groupe.

4. Un représentant veut quitter son cabinet pour exercer seul. Quelles démarches l'attendent ?

  1. Constituer une société par actions, seule forme permise pour exercer seul
  2. Aucune démarche, son certificat le suivant automatiquement
  3. Réussir l'examen 16-117 et obtenir une inscription auprès de l'Autorité
  4. Reprendre l'ensemble des examens du parcours d'entrée en courtage hypothécaire

Le guide F-117 publié par l'Autorité des marchés financiers couvre les obligations de l'exercice autonome, et l'inscription relève du Règlement relatif à l'inscription d'un cabinet, d'un représentant autonome et d'une société autonome. La forme sociale demeure un choix.

5. Quel est le rôle du dirigeant responsable d'un cabinet ?

  1. Fixer la grille de commissions applicable aux représentants du cabinet
  2. Approuver personnellement chaque dossier monté par les représentants
  3. Veiller au respect de la loi et des règlements par le cabinet
  4. Représenter le cabinet auprès des prêteurs partenaires du marché

La LDPSF fait du dirigeant responsable le garant de la conformité du cabinet, de ses représentants et de ses employés. C'est la fonction que vise l'examen 16-117 de l'Autorité des marchés financiers.

6. Auprès de qui le dirigeant responsable est-il désigné ?

  1. Auprès de l'Autorité des marchés financiers
  2. Auprès du Tribunal administratif des marchés financiers
  3. Auprès de la Chambre de la sécurité financière
  4. Auprès des prêteurs avec lesquels le cabinet fait affaire

La désignation auprès de l'Autorité des marchés financiers rend la fonction opposable et identifie l'interlocuteur de la conformité. Le Tribunal administratif des marchés financiers n'intervient qu'au stade des sanctions.

7. Le dirigeant responsable peut-il déléguer des tâches de conformité ?

  1. Non, toute tâche de conformité devant être exécutée par lui personnellement
  2. Oui, mais la délégation d'une tâche n'emporte jamais délégation de la responsabilité
  3. Oui, et il se trouve alors déchargé de toute responsabilité
  4. Non, sauf autorisation écrite de l'Autorité des marchés financiers

La LDPSF attache la responsabilité à la fonction, non à l'exécution matérielle des tâches. Le guide F-117 publié par l'Autorité des marchés financiers insiste sur cette distinction.

8. Un dirigeant responsable confie la vérification des dossiers à un adjoint et ne la contrôle jamais. Quel manquement se dessine ?

  1. Aucun manquement, la délégation étant expressément permise
  2. Un défaut de surveillance, la délégation ne le déchargeant pas de sa responsabilité
  3. Un manquement au devoir de formation continue de l'adjoint concerné
  4. Un manquement à la divulgation du mode de rémunération du cabinet

La LDPSF fait du dirigeant responsable le garant du respect de la loi par le cabinet : déléguer sans contrôler revient à ne rien faire. Le guide F-117 décrit précisément cette exigence de suivi.

9. Un cabinet inscrit dans deux disciplines doit-il désigner deux dirigeants responsables ?

  1. Non, un seul dirigeant responsable suffit quelle que soit la discipline
  2. Oui, la fonction se rattache à la discipline visée par l'inscription
  3. Oui, mais uniquement si le cabinet compte plus de dix représentants
  4. Non, sauf si les deux disciplines relèvent de secteurs différents

Le Règlement relatif à l'inscription d'un cabinet, d'un représentant autonome et d'une société autonome rattache la désignation à la discipline, la compétence attendue n'étant pas la même. La taille du cabinet n'entre pas en compte.

10. Le dirigeant responsable d'un cabinet démissionne sans préavis. Quelle démarche s'impose ?

  1. Désigner un remplaçant auprès de l'Autorité
  2. Suspendre les activités du cabinet jusqu'à la nomination d'un successeur
  3. Confier la fonction au représentant le plus ancien, sans formalité
  4. Attendre le renouvellement de l'inscription pour régulariser la situation

La désignation est une condition de l'inscription auprès de l'Autorité des marchés financiers : sa vacance place le cabinet en défaut. L'ancienneté d'un représentant ne crée aucune désignation implicite.

11. Qui doit réussir l'examen 16-117 en courtage hypothécaire ?

  1. Tout représentant après cinq années de pratique dans la discipline
  2. Tout candidat au premier certificat de représentant en courtage hypothécaire
  3. Le titulaire qui veut agir comme dirigeant responsable
  4. Uniquement le représentant qui souhaite monter des financements commerciaux

L'examen 16-117 vise la fonction de direction ou l'exercice autonome, matière du guide F-117 publié par l'Autorité des marchés financiers. C'est la fonction, et non l'ancienneté, qui déclenche l'exigence.

12. Quelle formation préalable l'Autorité exige-t-elle avant l'examen 16-117 ?

  1. Une formation universitaire en administration ou en droit des affaires
  2. Le programme de qualification en courtage hypothécaire dans son intégralité
  3. Aucune : il se prépare en autoformation à partir du guide F-117
  4. Une année de supervision auprès d'un dirigeant responsable déjà désigné

L'Autorité des marchés financiers met le guide F-117 gratuitement à disposition et n'impose aucune formation préalable pour cet examen. Le candidat doit en revanche déjà détenir un certificat en courtage hypothécaire.

13. Quelle note minimale s'applique à l'examen 16-117 ?

  1. 75 %
  2. 50 %
  3. 70 %
  4. 60 %

La note de passage annoncée par l'Autorité des marchés financiers pour ses examens de courtage hypothécaire est de 60 %. Elle vaut pour le 16-117 comme pour les deux autres.

14. Un candidat prépare le 16-117 en révisant uniquement les manuels F-116 et F-611. Quelle est la faiblesse de cette approche ?

  1. Ces manuels ne couvrent que la partie théorique de la discipline
  2. Ces manuels sont périmés depuis le transfert de l'encadrement en 2020
  3. L'Autorité interdit d'utiliser les manuels d'entrée pour préparer le 16-117
  4. Le guide F-117 couvre la gestion et la conformité

Le guide F-117 publié par l'Autorité des marchés financiers traite de la gouvernance du cabinet, de la supervision et de la conformité. Les manuels d'entrée demeurent utiles, mais ils ne couvrent pas cette matière.

15. Que doit fournir un cabinet pour obtenir son inscription auprès de l'Autorité ?

  1. Uniquement une entente signée avec au moins trois prêteurs partenaires
  2. Uniquement la liste de ses représentants certifiés et leurs coordonnées
  3. Uniquement une preuve de capital minimal déposé en fiducie
  4. Notamment la désignation d'un dirigeant responsable

Le Règlement relatif à l'inscription d'un cabinet, d'un représentant autonome et d'une société autonome énumère ces conditions, dont la gouvernance et l'assurance. Aucun capital minimal ni aucune entente avec des prêteurs n'est exigé.

16. L'inscription d'un cabinet peut-elle être assortie de conditions ?

  1. Oui, mais uniquement avec l'accord du dirigeant responsable désigné
  2. Non, l'inscription étant accordée ou refusée sans modulation possible
  3. Oui, l'Autorité peut l'assortir de conditions, la suspendre ou la révoquer
  4. Non, seul le Tribunal administratif des marchés financiers disposant de ce pouvoir

La LDPSF donne à l'Autorité des marchés financiers une gamme de mesures graduées sur l'inscription. Le Tribunal administratif des marchés financiers intervient pour les sanctions pécuniaires et les ordonnances plus lourdes.

17. Un cabinet veut ajouter le courtage hypothécaire à son inscription existante en assurance. Que doit-il faire ?

  1. Demander l'ajout de la discipline et désigner un dirigeant responsable
  2. Créer une nouvelle personne morale, l'ajout étant impossible en cours d'inscription
  3. Embaucher un représentant certifié, ce qui suffit à couvrir le cabinet
  4. Attendre le renouvellement annuel de son inscription pour formuler la demande

Le Règlement relatif à l'inscription d'un cabinet, d'un représentant autonome et d'une société autonome permet l'inscription multidisciplinaire, chaque discipline étant vérifiée séparément. Embaucher un certifié ne crée aucun droit pour le cabinet.

18. Pourquoi l'assurance de responsabilité professionnelle est-elle exigée d'un cabinet ?

  1. Pour couvrir les pertes commerciales du cabinet en cas de baisse de volume
  2. Pour garantir l'indemnisation du client victime d'une faute professionnelle
  3. Pour remplacer la contribution au Fonds d'indemnisation des services financiers
  4. Pour couvrir les amendes imposées par le Tribunal administratif des marchés financiers

Le Règlement relatif à l'inscription d'un cabinet, d'un représentant autonome et d'une société autonome impose cette couverture au bénéfice du client. Le Fonds d'indemnisation des services financiers vise, lui, la fraude et le détournement.

19. Un cabinet laisse expirer sa police d'assurance de responsabilité. Quelle est la conséquence ?

  1. Une simple mise en demeure de l'assureur sans effet réglementaire
  2. Aucune conséquence tant qu'aucune réclamation n'est présentée
  3. Il se trouve en défaut au regard des conditions de son inscription
  4. Une suspension automatique des certificats de ses représentants

L'assurance est une condition de l'inscription selon le Règlement relatif à l'inscription d'un cabinet, d'un représentant autonome et d'une société autonome. Le défaut existe indépendamment de toute réclamation.

20. Qui contribue au Fonds d'indemnisation des services financiers ?

  1. Les consommateurs, par un prélèvement sur chaque prêt consenti
  2. Les cabinets, représentants autonomes
  3. Le gouvernement du Québec, par une dotation budgétaire annuelle
  4. Les prêteurs hypothécaires, selon leur volume d'affaires au Québec

Le Fonds d'indemnisation des services financiers est alimenté par les inscrits eux-mêmes, ce qui explique le plafond d'indemnisation. Sa gestion relève de l'Autorité des marchés financiers.

21. Un client victime d'un détournement de fonds par un représentant présente une réclamation. Que couvre le Fonds ?

  1. La perte subie, jusqu'à concurrence du maximum prévu par réclamation
  2. La totalité de la perte, sans plafond applicable
  3. Le rendement que la somme détournée aurait pu produire
  4. Les honoraires d'avocat engagés par le client pour sa réclamation

Le Fonds d'indemnisation des services financiers vise à rétablir la situation, dans la limite du maximum de 200 000 $ par réclamation. La perte de rendement et la perte de jouissance en sont exclues.

22. Quelles politiques un cabinet de courtage hypothécaire doit-il mettre en place ?

  1. Uniquement une politique de traitement des plaintes
  2. Traitement des plaintes, protection des renseignements
  3. Uniquement une politique de protection des renseignements personnels
  4. Uniquement une politique de rémunération de ses représentants

La LDPSF impose la politique de traitement des plaintes, la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé les règles de gouvernance, et le régime appliqué par le CANAFE le programme de conformité. Ces obligations se cumulent.

23. Un dirigeant responsable rédige des politiques mais ne les diffuse jamais au personnel. Quel est le problème ?

  1. Aucun problème, l'existence écrite des politiques suffisant à la conformité
  2. Une politique non connue n'est pas appliquée
  3. Le problème se limite à la politique de traitement des plaintes
  4. Le problème tient uniquement au format électronique des documents

La LDPSF attend du cabinet qu'il veille au respect effectif de la loi par son personnel, ce qu'un document ignoré ne permet pas. Le guide F-117 insiste sur la diffusion et la formation.

24. En quoi consiste la supervision des représentants par le cabinet ?

  1. Un rappel écrit des obligations envoyé à chaque embauche
  2. Une réunion annuelle réunissant l'ensemble des représentants
  3. Un contrôle documenté des dossiers et des pratiques
  4. Une vérification effectuée par le prêteur partenaire du cabinet

La LDPSF fait du cabinet le garant du respect de la loi par ses représentants, ce qui suppose un contrôle réel et traçable. Le guide F-117 décrit cette exigence de suivi documenté.

25. Un cabinet découvre qu'un représentant ne remet jamais la divulgation écrite. Quelle réaction est conforme ?

  1. Corriger auprès des clients concernés, resserrer la procédure
  2. Rappeler la règle en réunion et considérer la question réglée
  3. Congédier le représentant, seule mesure acceptée par l'Autorité
  4. Attendre une plainte pour évaluer la gravité réelle du manquement

Le Règlement sur l'exercice des activités des représentants impose que le client dispose de l'information, et la LDPSF attend du cabinet qu'il agisse. Un simple rappel ne corrige ni les dossiers ni la pratique.

26. Quelle trace la supervision doit-elle laisser ?

  1. La liste des dossiers jugés conformes lors de la vérification
  2. Le nom du superviseur et sa signature au bas d'un formulaire
  3. La date, le périmètre, les constats
  4. Aucune trace, la supervision étant une démarche informelle

Une supervision sans trace ne démontre rien lors d'une inspection de l'Autorité des marchés financiers. Le guide F-117 fait de la documentation un élément central de la fonction.

27. Que doit prévoir la politique de traitement des plaintes d'un cabinet ?

  1. La réception, l'examen, la réponse
  2. Le montant des indemnités que le cabinet accepte de verser
  3. La liste des représentants ayant déjà fait l'objet d'une plainte
  4. Le nom du procureur chargé de représenter le cabinet en litige

La LDPSF impose une politique et un registre dont la finalité est le traitement effectif des insatisfactions. Le client insatisfait peut ensuite demander le transfert de son dossier à l'Autorité des marchés financiers.

28. Un cabinet n'a jamais inscrit la moindre plainte à son registre en trois ans. Que peut en conclure un inspecteur ?

  1. Que les plaintes ont été réglées avant d'atteindre le registre du cabinet
  2. Que le cabinet offre un service irréprochable à l'ensemble de sa clientèle
  3. Que le registre a été correctement tenu selon les exigences applicables
  4. Que le dispositif de réception des plaintes n'est peut-être pas opérationnel

Un registre vide dans un cabinet actif signale généralement un filtrage plutôt qu'une perfection. La LDPSF attend un dispositif qui capte réellement les insatisfactions.

29. Le dirigeant responsable est-il soumis à la formation continue obligatoire ?

  1. Oui, comme les autres titulaires d'un certificat dans la discipline
  2. Non, sa fonction de gestion l'en dispensant expressément
  3. Oui, mais avec un nombre d'unités réduit de moitié
  4. Non, sauf s'il traite personnellement des dossiers de clients

Le Règlement sur la formation continue obligatoire des courtiers hypothécaires vise les titulaires du certificat, dirigeant responsable compris. Sa fonction ajoute des exigences, elle n'en retire aucune.

30. Un cabinet découvre qu'un représentant est en défaut de formation continue. Quelle conduite s'impose ?

  1. Compléter les unités manquantes au nom du représentant concerné
  2. Poursuivre normalement, la formation relevant du seul représentant
  3. Attendre un avis de l'Autorité avant d'entreprendre une démarche
  4. Vérifier son droit d'exercice et l'empêcher d'agir s'il est suspendu

Le Règlement sur la formation continue obligatoire des courtiers hypothécaires expose le représentant à une suspension, et laisser agir un suspendu contreviendrait à l'article 12 de la LDPSF. Le cabinet répond de cette vérification.

31. Que doit vérifier un cabinet à l'égard des certificats de ses représentants ?

  1. Uniquement le nom de l'établissement où la formation a été suivie
  2. Uniquement la date d'obtention du certificat de chaque représentant
  3. Le cabinet vérifie leur validité et les restrictions disciplinaires
  4. Uniquement le nombre de dossiers traités par chaque représentant

Le registre tenu par l'Autorité des marchés financiers indique ces éléments, et la LDPSF fait du cabinet le garant du respect de la loi. Laisser agir un représentant restreint engage sa responsabilité.

32. Un cabinet laisse agir un représentant dont le certificat est suspendu. Quelle est la conséquence ?

  1. Aucune conséquence, la suspension ne visant que le représentant
  2. Le cabinet manque à son obligation de veiller au respect de la loi
  3. Une simple remontrance verbale lors de la prochaine inspection
  4. Une amende automatique équivalant aux commissions perçues

La LDPSF impose au cabinet de veiller à ce que ses représentants agissent conformément à la loi, et l'article 12 interdit d'agir sans droit d'exercice. Les deux responsabilités s'additionnent.

33. Sur quoi porte l'inspection d'un cabinet par l'Autorité ?

  1. Uniquement les états financiers du cabinet et sa rentabilité
  2. Uniquement les dossiers ayant donné lieu à une plainte de client
  3. Les dossiers, les registres, les politiques
  4. Uniquement les ententes conclues avec les prêteurs partenaires

Les pouvoirs d'inspection prévus par la LDPSF portent sur l'exercice des activités dans son ensemble. La rentabilité du cabinet n'intéresse pas ce contrôle.

34. Un dirigeant responsable veut préparer son cabinet à une inspection. Quelle démarche est la plus utile ?

  1. Retirer du lot les dossiers incomplets avant la visite de l'inspecteur
  2. Reconstituer les dossiers manquants en les datant de leur période d'origine
  3. Vérifier un échantillon de dossiers et corriger les écarts
  4. Attendre les constats de l'inspecteur pour savoir quoi corriger

Corriger en documentant la correction est légitime ; antidater ou dissimuler constituerait une manœuvre destinée à tromper le régulateur, prohibée par la LDPSF. L'inspection a d'abord une finalité corrective.

35. Qu'est-ce qui distingue une enquête d'une inspection ?

  1. L'enquête est menée par le Tribunal administratif des marchés financiers
  2. L'enquête vise un manquement soupçonné
  3. L'enquête ne peut viser qu'un représentant, jamais un cabinet inscrit
  4. L'enquête suppose toujours une plainte préalable d'un consommateur

La LDPSF distingue la vérification de conformité et la recherche d'un manquement, cette dernière étant dotée de pouvoirs plus étendus. Le Tribunal administratif des marchés financiers décide, il n'enquête pas.

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